Comme quelques fidèles l'ont constaté je suis en train de modifier la maquette de Paris Vintage.
Je vais restaurer une fonction "Rechercher sur le blog" ainsi qu'une liste des meilleures adresses remise à jour. Ça prend du temps, j'en ai beaucoup moins que lorsque j'ai créé le site, donc tous mes remerciements pour votre patience. Je vais essayer de rédiger à nouveau une série d'articles, peut-être deux par mois. Le vintage à Paris a évolué en trois ans, pas que pour le meilleur, mais il faut tout de même reconnaître que des passionnés savent encore honorer bon goût et belles finitions, tandis que les sempiternels marchands de poudre aux yeux surtaxent la dentelle made in China.
Pour partager vos plans, informer d'un événement, d'une boutique, d'un lien, laissez un commentaire. La styliste aux goûts de luxe censure tout ce qui n'a pas rapport avec le vrai vintage (inutile d'envoyer des infos sur les copies d'anciens et les friperies dédiées à H&M, nous savons aller chez Emmaüs pour ça)
Paris Vintage compte environ 20 000 visites par mois, principalement de France et des Etats-Unis. Merci, Thanks aux habituéEs et aux autres.
dimanche, août 02, 2009
Merci ou pas.
Alors, la pigiste tendance a longtemps résisté à l'idée de faire des frais chez Merci, solidaire ou pas. Mais bon, copines aidant, souvenir des Bon Point, aussi, portés dans une banlieue rose-rouge (un jour j'écrirai la note qui trace la généalogie des robes à smock), j'ai craqué, je suis entrée.
"Merci" est donc un concept-store "solidaire" (pour les petits enfants, pas pour les droits des homosexuels iraniens). Le vintage étant "encore" à la mode (la pythie prédit que ça passera et écrit ailleurs sur d'autres choses), Merci y consacre un "corner" suivant l'expression consacrée, dont on n'ira pas jusqu'à écrire qu'il marque un but... Oh, vraiment, c'est bien trop cher, ces petites nuisettes à 300 euros, je vous promets qu'ailleurs et pas si loin, comme là, Baroque Brocante que j'adore, c'est aussi joli, ça fait moins sentir la crise... Testé et totalement approuvé par la spécialiste Art de Vivre sans se fâcher avec le banquier.
Néanmoins, et même si ça ne concerne qu'indirectement le vintage, j'a-dôôô-re Merci, son café surtout et ses soupes froides so chic très bonnes pour la ligne (en cas de gueule de bois aussi, j'ai essayé avec succès), son fondant au chocolat moins dans la ligne tout dans les courbes, et sa bibliothèque-librairie. De quoi s'offrir un Lunch sans même être assurée note de frais Darling, et repartir avec un exemplaire d'un vieux roman et bon auteur à moins de 5 euros.
Merci a aussi le mérite d'être idéalement situé entre Odetta rue des Tournelles, et La Jolie Garde-Robe rue des Commines. Les deux boutiques confirment leur qualité au fil des années, avec de très fines sélections, dont du très bon Yves-Saint-Laurent dont il est fort à parier que ce sera très à la mode en 2010 avec l'exposition organisée par la Fondation, mais aussi des pièces non griffées de goût (et de prix, il faut bien le dire... je n'ai pas craqué sur les escarpins en serpent Seventies à 250 euros, même si leur esthétique révolutionnaire était à la hauteur de leur étiquette point prolétarienne).
"Merci" est donc un concept-store "solidaire" (pour les petits enfants, pas pour les droits des homosexuels iraniens). Le vintage étant "encore" à la mode (la pythie prédit que ça passera et écrit ailleurs sur d'autres choses), Merci y consacre un "corner" suivant l'expression consacrée, dont on n'ira pas jusqu'à écrire qu'il marque un but... Oh, vraiment, c'est bien trop cher, ces petites nuisettes à 300 euros, je vous promets qu'ailleurs et pas si loin, comme là, Baroque Brocante que j'adore, c'est aussi joli, ça fait moins sentir la crise... Testé et totalement approuvé par la spécialiste Art de Vivre sans se fâcher avec le banquier.
Néanmoins, et même si ça ne concerne qu'indirectement le vintage, j'a-dôôô-re Merci, son café surtout et ses soupes froides so chic très bonnes pour la ligne (en cas de gueule de bois aussi, j'ai essayé avec succès), son fondant au chocolat moins dans la ligne tout dans les courbes, et sa bibliothèque-librairie. De quoi s'offrir un Lunch sans même être assurée note de frais Darling, et repartir avec un exemplaire d'un vieux roman et bon auteur à moins de 5 euros.
Merci a aussi le mérite d'être idéalement situé entre Odetta rue des Tournelles, et La Jolie Garde-Robe rue des Commines. Les deux boutiques confirment leur qualité au fil des années, avec de très fines sélections, dont du très bon Yves-Saint-Laurent dont il est fort à parier que ce sera très à la mode en 2010 avec l'exposition organisée par la Fondation, mais aussi des pièces non griffées de goût (et de prix, il faut bien le dire... je n'ai pas craqué sur les escarpins en serpent Seventies à 250 euros, même si leur esthétique révolutionnaire était à la hauteur de leur étiquette point prolétarienne).
Libération des femmes

J'aime toujours beaucoup songé combien la mode et la libération des femmes sont liées. C'est un livre que je songe à écrire: comment, d'une Rosa Bonheur enfilant un pantalon, aux drag queens de Stonewall, les silhouettes racontent l'évolution des mœurs, nos libertés, nos corps apaisés hors des contraintes. Souvenons-nous des Burqas de nos ancêtres... plus hypocrites sans doute, ils s'appelaient corset et crinoline.
jeudi, juillet 23, 2009
Update d'été
Alors, très belle exposition Madeleine Vionnet au Musée des Arts-Décoratifs (107 Rivoli) jusqu'en janvier. Je n'ai pas tout aimé, mais c'est somptueux, et idéal pour découvrir le point "vermicelle au carré" de Lesage, créé spécialement pour que les subtils biais et drapés Vionnet gardent toute leur souplesse. J'en mangerais, et vous aussi si vous allez voir, par exemple, la sublime robe Corail brodée de perles grises (1931) qui en illustre les principes et résultats.
Sinon, et merci Le Beau Vice, blog amie s'il en est, Paris Vintage regrette que Docks en Seine, si discutés, jamais ouverts, soient à l'état de semi-abandon. L'Institut français de la mode, qui a accueilli la rédactrice pour une conf', merci Farid Chenoune, est visiblement le seul à s'y être installé, on se demande comment, et l'endroit ne fait pas très envie, un peu comme si la crise en avait stoppé toutes les ambitions. Pourtant, l'an dernier déjà l'espace était célébré comme un futur temple-boutique-concept-modes etc. Ben oui, la mode, parfois, ça suffit pas de lui chanter des incantations pour qu'elle se manifeste...
Anti-taches plus qu'anti-modes, le teinturier (historique and so bourgeois) Pouyanne est ouvert tout l'été pour sauver vos soieries des désastres de crème glacée et autre huile d'olive. Testé et approuvé: c'est très coûteux (47 euros pour la jupe à rattraper), mais si le nettoyage échoue, vous ne paierez pas. Au moins, à cette adresse, le cachemire ne finit pas lustré.
Et enfin, l'air de rien et sans rien dire, la miss Sarah, versant fashion, styliste pigiste, prépare la nouvelle édition de Paris Vintage version papier, qu'elle compte agrémenter de nouvelles adresses, nouveaux conseils, et portraits de passionnés, qu'elle a glanés tout au long de l'année.
Bon été à tous.
Sinon, et merci Le Beau Vice, blog amie s'il en est, Paris Vintage regrette que Docks en Seine, si discutés, jamais ouverts, soient à l'état de semi-abandon. L'Institut français de la mode, qui a accueilli la rédactrice pour une conf', merci Farid Chenoune, est visiblement le seul à s'y être installé, on se demande comment, et l'endroit ne fait pas très envie, un peu comme si la crise en avait stoppé toutes les ambitions. Pourtant, l'an dernier déjà l'espace était célébré comme un futur temple-boutique-concept-modes etc. Ben oui, la mode, parfois, ça suffit pas de lui chanter des incantations pour qu'elle se manifeste...
Anti-taches plus qu'anti-modes, le teinturier (historique and so bourgeois) Pouyanne est ouvert tout l'été pour sauver vos soieries des désastres de crème glacée et autre huile d'olive. Testé et approuvé: c'est très coûteux (47 euros pour la jupe à rattraper), mais si le nettoyage échoue, vous ne paierez pas. Au moins, à cette adresse, le cachemire ne finit pas lustré.
Et enfin, l'air de rien et sans rien dire, la miss Sarah, versant fashion, styliste pigiste, prépare la nouvelle édition de Paris Vintage version papier, qu'elle compte agrémenter de nouvelles adresses, nouveaux conseils, et portraits de passionnés, qu'elle a glanés tout au long de l'année.
Bon été à tous.
jeudi, avril 30, 2009
mercredi, avril 01, 2009
Le vintage, trop vieille idée.
Le Salon du Vintage est de retour, donc mon téléphone vibre. Belle ironie, ce "Salon" est sans doute l'endroit que je recommande le moins. D'ailleurs, Didier Ludot, qui s'y était égaré pour des raisons sans doute très commerciales, n'y apparaît plus.
Le "vintage", au sens détourné, est bel et bien mort.
"Combien ça coûte?", me demandait ce matin une journaliste en panne d'inspiration. Le vrai est hors de portée, surtout depuis la fin des parachutes dorés. Les maisons de couture n'ont plus les budgets de leurs ambitions. Et pour le reste, la misère des friperies envahissant le Marais, et bien, ça coûte cher, trop cher, et ça ne vaut rien, moins que rien.
Seuls les spécialistes s'y retrouvent. Et ça prend quelques temps, et des erreurs d'achat, de savoir s'y retrouver. C'est pour cela que je faisais le guide. Et j'ai appris, de mieux en mieux. Et constaté les dérives, de plus en plus. Lisez le blog, vous y trouverez tout, les coups de coeur, l'histoire de la mode, et même mon goût pour les garçonnes.
Le "vintage", au sens détourné, est bel et bien mort.
"Combien ça coûte?", me demandait ce matin une journaliste en panne d'inspiration. Le vrai est hors de portée, surtout depuis la fin des parachutes dorés. Les maisons de couture n'ont plus les budgets de leurs ambitions. Et pour le reste, la misère des friperies envahissant le Marais, et bien, ça coûte cher, trop cher, et ça ne vaut rien, moins que rien.
Seuls les spécialistes s'y retrouvent. Et ça prend quelques temps, et des erreurs d'achat, de savoir s'y retrouver. C'est pour cela que je faisais le guide. Et j'ai appris, de mieux en mieux. Et constaté les dérives, de plus en plus. Lisez le blog, vous y trouverez tout, les coups de coeur, l'histoire de la mode, et même mon goût pour les garçonnes.
dimanche, décembre 28, 2008
Fin d'un blog, fin d'une tendance ?
J'aime la mode, infiniment. J'aime beaucoup moins ce que le vintage est devenu - le mensonge de tailleurs fatigués des années 1980 présentés comme des pièces de valeur, les pseudos rééditions, etc.
Je ne trouve strictement plus rien à dire d'agréable sur le sujet. Le plus cruel a sans doute été une visite récente dans une boutique que j'ai autrefois recommandée - un manteau y était présenté à un prix ahurissant alors qu'il avait visiblement été (sans aucun soin) modifié postérieurement à sa coupe d'origine.
Il restera des bons plans, j'en suis sure : certainement les endroits où l'on vous parle plutôt de rétro, de fripes, les puces, les petits marchés. Mes adresses préférées ont conservé leur sérieux - et parfois, aussi, augmenté leurs prix... Pour les collectionneurs et les passionnés, elles valent toujours le coup. Mais même une adresse sérieuse n'est pas à l'abri des profits vite faits : j'ai vu auprès de l'une des plus célèbres échoppes une robe définitivement sale proposée à 100 euros...
Le "vintage" est maintenant une tendance que les loups ont avalée, et donc, il est juste complètement dépassé, exploité par des ringards, comme l'organisateur du "salon" qui m'offrit de si belles crises de rire.
Sur un mode plus personnel, je pourrais sans doute vous raconter comment le vintage a simplement accompagné un moment très particulier de ma vie, le plus grand des défis peut-être. Tous, toutes - lecteurs, marchands - vous m'avez un peu aidée, certains savent pourquoi, d'autres non, peu importe. Mais cela m'a toujours garanti de me moquer aussi bien des flatteries que des critiques - et des plagiats - parfois très littéraux - de mes posts, spéciale dédicace à L'Express.
La page est tournée avec la conviction que j'en ai écrit bien assez et que ce serait dommage de devenir désagréable - et le regret de penser qu'il y aurait beaucoup de raisons de l'être.
Pour finir sur une note positive, mes remerciements vont particulièrement à Farid Chenoune, historien de la mode, auteur de nombreux ouvrages dont la magnifique référence sur Christian Dior aux éditions Assouline, ainsi qu'à Françoise et Erwan de Fligué, et aux vraies élégantes : Izamu et Virginie.
Je ne trouve strictement plus rien à dire d'agréable sur le sujet. Le plus cruel a sans doute été une visite récente dans une boutique que j'ai autrefois recommandée - un manteau y était présenté à un prix ahurissant alors qu'il avait visiblement été (sans aucun soin) modifié postérieurement à sa coupe d'origine.
Il restera des bons plans, j'en suis sure : certainement les endroits où l'on vous parle plutôt de rétro, de fripes, les puces, les petits marchés. Mes adresses préférées ont conservé leur sérieux - et parfois, aussi, augmenté leurs prix... Pour les collectionneurs et les passionnés, elles valent toujours le coup. Mais même une adresse sérieuse n'est pas à l'abri des profits vite faits : j'ai vu auprès de l'une des plus célèbres échoppes une robe définitivement sale proposée à 100 euros...
Le "vintage" est maintenant une tendance que les loups ont avalée, et donc, il est juste complètement dépassé, exploité par des ringards, comme l'organisateur du "salon" qui m'offrit de si belles crises de rire.
Sur un mode plus personnel, je pourrais sans doute vous raconter comment le vintage a simplement accompagné un moment très particulier de ma vie, le plus grand des défis peut-être. Tous, toutes - lecteurs, marchands - vous m'avez un peu aidée, certains savent pourquoi, d'autres non, peu importe. Mais cela m'a toujours garanti de me moquer aussi bien des flatteries que des critiques - et des plagiats - parfois très littéraux - de mes posts, spéciale dédicace à L'Express.
La page est tournée avec la conviction que j'en ai écrit bien assez et que ce serait dommage de devenir désagréable - et le regret de penser qu'il y aurait beaucoup de raisons de l'être.
Pour finir sur une note positive, mes remerciements vont particulièrement à Farid Chenoune, historien de la mode, auteur de nombreux ouvrages dont la magnifique référence sur Christian Dior aux éditions Assouline, ainsi qu'à Françoise et Erwan de Fligué, et aux vraies élégantes : Izamu et Virginie.
mardi, octobre 28, 2008
Allez, on oublie la crise...
Je suis d'humeur très taquine ces jours-ci, c'est normal, rien ne m'appartenait dans les "25 000 milliards de dollars évanouis" (source : Le Monde du dimanche/lundi 26 et 27 octobre). Bon, le marasme auquel nous sommes néanmoins tous confrontés risque de nous valoir des désillusions cuisantes, et le marché du textile n'est certes pas à l'abri.
C'est sans doute parce que ce matin j'ai fait une des bonnes affaires qui signent le succès d'une chine bien organisée que finalement je garde le sourire : j'ai déniché pour 15 euros un pardessus en alpaca Erotokritos, d'un joli gris souris. A ce prix-là, même l'approche des soldes presse ne menace pas et la carte ne brûle pas. Evidemment, c'était en passant chez Emmaüs, dont je ne dirai jamais assez de bien.
J'avais aussi trouvé il y a quelques jours un pantalon Balenciaga - certes pas à 15 euros, mais à 200, environ la moitié du prix neuf. La bonne surprise, c'est non seulement que j'avais trouvé le pantalon, mais aussi que je pouvais rentrer dedans sans avoir l'air d'une dinde ficelée... Oui, un pantalon Balenciaga "large", aux détails militaires - je pourrais même écrire Baggy, si je songe à l'étroitesse des modèles cigarette habituellement conçus par le divin Ghesquière.
A propos de Ghesquière, on me demande parfois ce qui deviendra vintage de la mode d'aujourd'hui. Je ne suis ni Pythie, ni très convaincue par la logique d'investissement, mais Nicolas Ghesquière, tout de même, est sans doute une des rares valeurs que je défendrais. Je précise néanmoins qu'il est extrêmement délicat d'envisager le même avenir pour des pièces de prêt-à-porter que pour les gloires Haute-Couture qui font aujourd'hui le vrai vintage - celui, finalement, que je n'approche jamais que de mes yeux et mots. Mais comme l'art de s'habiller ne consiste pas qu'à remonter le temps, mais aussi à mélanger les époques, vous souhaitez peut-être savoir où dépenser, à défaut d'investir.
Alors, voilà l'adresse (pas du tout) secrète : allez régulièrement jeter un œil aux jolis portants de la boutique Odetta (76 rue des Tournelles - 75 003). Du neuf ou presque, venu des soldes presse ou déposé par des jeunes femmes trop gâtées. Au fil des mois, j'ai trouvé des chemises Dior Homme ou des marques moins connues (totalement inconnues de moi, en tout cas) à petits prix (type 80 euros, pour des pantalons d'une classe d'enfer). La semaine dernière, une magnifique mallette Armani en croco bleu nuit attendait la milliardaire ou l'insconciente (880 euros,mais d'une taille et d'une couleur suffisamment exceptionnelle, un vrai sac à mains culte - le vôtre, donc)
J'ai parlé de cette adresse à plusieurs reprises. Mais je sais que de l'ensemble mes lectrices n'aiment pas remonter le fil des pages, donc je me permets la piqûre de rappel ! A noter, les meubles design - et vraiment vintage - qui sont aussi proposés : le propriétaire organise les Puces du Design, que je viens de louper - oups - et que je n'avais même pas annoncées.
Bon sinon, les bonnes nouvelles supplémentaires : vous êtes plus de 15 000 par mois à passer ici - merci les moteurs de recherche, Pandora, Mam'Zelle Swing et quelques autres.
Si vous aimez vraiment mon blog, allez, permettez-moi un peu de retape (faut bien rembourser le Balenciaga) : achetez le livre ! Plein d'infos en plus ! English version included ! Et l'espoir de me permettre de continuer le travail...
C'est Ici
Bientôt sur le site, un article croustillant sur les plus belles arnaques faussement vintage (non, pourtant, je ne compte pas rejoindre la rédaction de 60 millions de consommateurs), grâce à des témoignages que j'ai déjà reçus et une touche d'expérience personnelle. Si vous aussi, votre robe 1940 s'est révélée 1980, si vous avez repéré des escarpins sans griffe à plus de 100 euros désignés comme 1930 malgré leur semelle "Made in Spain", si on vous a certifié un beau jour que Poiret mettait des zips à ses robes - allez, envoyez, on rigolera un peu, et je raconterai quelques ficelles pour éviter les pièges.
C'est sans doute parce que ce matin j'ai fait une des bonnes affaires qui signent le succès d'une chine bien organisée que finalement je garde le sourire : j'ai déniché pour 15 euros un pardessus en alpaca Erotokritos, d'un joli gris souris. A ce prix-là, même l'approche des soldes presse ne menace pas et la carte ne brûle pas. Evidemment, c'était en passant chez Emmaüs, dont je ne dirai jamais assez de bien.
J'avais aussi trouvé il y a quelques jours un pantalon Balenciaga - certes pas à 15 euros, mais à 200, environ la moitié du prix neuf. La bonne surprise, c'est non seulement que j'avais trouvé le pantalon, mais aussi que je pouvais rentrer dedans sans avoir l'air d'une dinde ficelée... Oui, un pantalon Balenciaga "large", aux détails militaires - je pourrais même écrire Baggy, si je songe à l'étroitesse des modèles cigarette habituellement conçus par le divin Ghesquière.
A propos de Ghesquière, on me demande parfois ce qui deviendra vintage de la mode d'aujourd'hui. Je ne suis ni Pythie, ni très convaincue par la logique d'investissement, mais Nicolas Ghesquière, tout de même, est sans doute une des rares valeurs que je défendrais. Je précise néanmoins qu'il est extrêmement délicat d'envisager le même avenir pour des pièces de prêt-à-porter que pour les gloires Haute-Couture qui font aujourd'hui le vrai vintage - celui, finalement, que je n'approche jamais que de mes yeux et mots. Mais comme l'art de s'habiller ne consiste pas qu'à remonter le temps, mais aussi à mélanger les époques, vous souhaitez peut-être savoir où dépenser, à défaut d'investir.
Alors, voilà l'adresse (pas du tout) secrète : allez régulièrement jeter un œil aux jolis portants de la boutique Odetta (76 rue des Tournelles - 75 003). Du neuf ou presque, venu des soldes presse ou déposé par des jeunes femmes trop gâtées. Au fil des mois, j'ai trouvé des chemises Dior Homme ou des marques moins connues (totalement inconnues de moi, en tout cas) à petits prix (type 80 euros, pour des pantalons d'une classe d'enfer). La semaine dernière, une magnifique mallette Armani en croco bleu nuit attendait la milliardaire ou l'insconciente (880 euros,mais d'une taille et d'une couleur suffisamment exceptionnelle, un vrai sac à mains culte - le vôtre, donc)
J'ai parlé de cette adresse à plusieurs reprises. Mais je sais que de l'ensemble mes lectrices n'aiment pas remonter le fil des pages, donc je me permets la piqûre de rappel ! A noter, les meubles design - et vraiment vintage - qui sont aussi proposés : le propriétaire organise les Puces du Design, que je viens de louper - oups - et que je n'avais même pas annoncées.
Bon sinon, les bonnes nouvelles supplémentaires : vous êtes plus de 15 000 par mois à passer ici - merci les moteurs de recherche, Pandora, Mam'Zelle Swing et quelques autres.
Si vous aimez vraiment mon blog, allez, permettez-moi un peu de retape (faut bien rembourser le Balenciaga) : achetez le livre ! Plein d'infos en plus ! English version included ! Et l'espoir de me permettre de continuer le travail...
C'est Ici
Bientôt sur le site, un article croustillant sur les plus belles arnaques faussement vintage (non, pourtant, je ne compte pas rejoindre la rédaction de 60 millions de consommateurs), grâce à des témoignages que j'ai déjà reçus et une touche d'expérience personnelle. Si vous aussi, votre robe 1940 s'est révélée 1980, si vous avez repéré des escarpins sans griffe à plus de 100 euros désignés comme 1930 malgré leur semelle "Made in Spain", si on vous a certifié un beau jour que Poiret mettait des zips à ses robes - allez, envoyez, on rigolera un peu, et je raconterai quelques ficelles pour éviter les pièges.
Libellés :
Arnaque,
Balenciaga,
Fripes,
Mode
vendredi, octobre 17, 2008
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