Paris Vintage

Paris Vintage est un guide destiné à informer sur les meilleures adresses où trouver des vêtements et accessoires anciens (1870-1970), ainsi que sur les dépôts-vente.
En mai 2008, un guide complet français/anglais sera publié aux éditions Parigramme.
Tous les textes sont © Sarah de Haro, 2006-2007. Merci de ne pas reproduire sans m'en informer.

Thursday, May 08, 2008

Paris Match aux couleurs vintage

Le sujet n'apparaît pas en couverture, mais Paris Match consacre tout de même cinq pages au vintage à la fin de son dernier numéro. Au menu, une analyse du phénomène et de ses acteurs par la rédactrice en chef Catherine Schwaab, et un guide des meilleures adresses par mes soins pour annoncer la publication du livre. Sympa.

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Sunday, May 04, 2008

Le dandysme au Musée Christian Dior

«Dandysmes 1808-2008, de Barbey d’Aurevilly à Christian Dior» vient tout juste d'ouvrir ses portes au Musée Christian Dior de Granville, abrité par la Villa des Rhumbs où le couturier passa son enfance.

C'est à l'occasion du bicentenaire de la naissance de l'écrivain Barbey d'Aurevilly, qui donna sa définition au dandysme, qu'est présentée cette exposition. Le dandysme prend naissance en Angleterre à la fin du XVIIIe siècle. C'est sans doute Lord Brummell qui initia le mouvement, mais il fut bientôt suivi par d'autres grands noms comme Oscar Wilde.

Mais le dandysme, qu'est-ce que c'est ? Rien moins d'un art de vivre, qui couvre tous les domaines, de l'art d'écrire à celui de recevoir. Le vêtement y est un signe de distinction pouvant aller vers l'excentricité, voire la transgression. Le dandysme, qui traversa le XIXe siècle, est mort avec la Première Guerre mondiale, mais rien n'empêche de souhaiter le ressusciter.

L'influence du dandysme est immense : dans la mode, la littérature et même l'Histoire. C'est cette influence que mesure l'exposition, au travers des vêtements iconiques mais aussi de documents de toute nature. Bien sûr, la place de la maison Dior est mise en avant, et étudie le déplacement du dandysme vers l'androgynie, incarnée par certaines créations de John Galliano.

Du dandysme contemporain et l'exposition associée, je retiendrai deux éléments : la récente série photographiée par Hedi Slimane pour Vogue Homme ; et la participation active d'Erwan de Fligué, de la boutique Falbalas des Puces de Saint-Ouen, à l'exposition. Cet expert qui n'hésite pas à prendre le métro en haut-de-forme a certainement beaucoup à dire sur la tendance.

Cet été, rendez-vous à Granville.

L'exposition a débuté le 1er mai et se termine le 21 septembre 2008, Villa des Rhumbs, 50 400 Granville (TlJ 10-18h30)).

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Sunday, April 06, 2008

Revoilà Mireille Havet

Les fanatiques des années 1920 (et je sais qu'elles sont nombreuses) seront sans doute ravies d'apprendre la parution du troisième tome du Journal de Mireille Havet aux Editions Claire Paulhan. Ce troisième et dernier tome est consacré aux années 1924-1927.

Amie d'Apollinaire, protégée de Cocteau, Colette, ou Nathalie Barney, Mireille Havet connut de son vivant une brève gloire littéraire pour des poèmes et un roman à clef, Carnaval. Mais à vingt-cinq ans, sa carrière était déjà derrière elle, et la belle âme damnée n'écrivait plus que son Journal, sans imaginer un instant qu'il serait publié - heureusement, peut-être, car qui sait si elle y aurait mis la même franchise et la même indécence d'un intime en fusion.

Qu'elle nous entraîne sur les routes toxiques de ses nuits opiacées ou dans les lumières de Capri, au coeur de ses amours complexes pour Marcelle Garros ou Madeleine de Nimur, dans les bouges comme les palaces, elle séduit, émeut, et trace un portrait saisissant d'années folles et cruelles, d'une jeunesse vite brûlée, d'un talent exacerbé par la morphine et la sensualité.

Ce qui fait tout l'intérêt de sa publication par les Editions Claire Paulhan tient aussi dans le riche corpus de notes qui accompagne chaque ouvrage et resitue tout le contexte du récit.

Pour compléter votre lecture du Journal, vous pourrez également vous plonger dans la biographie Mireille Havet, l'enfant terrible , d'Emmanuelle Retaillaud-Bajac, qui sort simultanèment aux Grasset. Emmanuelle Retaillaud-Bajac est spécialiste de l'histoire de l'entre-deux-guerres, et a soutenu il y a quelques années sa thèse sur les usagers de drogue de cette période, un thème pour le moins original qui lui permit de découvrir Mireille Havet.

A noter que les deux ouvrages seront présentés le 9 avril à la librairie Violette and Co, rue de Charonne à Paris ; et le 10 à la librairie Michèle Ignazzi (17, rue de Jouy - 75004).

Friday, March 21, 2008

La Baronne fait la fête




Réservez votre 4 avril : c'est le jour du bal de la Baronne au Cabaret Sauvage, de 21 h à 2 h du matin. L'occasion d'aller guincher dans sa plus belle tenue vintage ! Immanquable !

Tuesday, March 18, 2008

Je vide mes placards

Avis aux amatrices, le mercredi 26 et le jeudi 27 de 10 à 18 h j'organise une vente privée de vêtements : du vintage (1900-1950), et du contemporain (notamment Max Mara, Thierry Mugler, Agnès b.). A partir de 5 euros pour les pièces non griffées, et des prix sympas sur les pièces exceptionnelles. Les vêtements vont de la taille 36 à la taille 40. C'est à Paris dans le Vingtième, Porte-de-Montreuil, adresse exacte et code par E-mail.

Aucune obligation d'achat, ça me fera aussi très plaisir de rencontrer des passionnés du vintage autour d'un thé.



Ensemble 1900

UPDATE du 31 mars

La vente privée fut une expérience très amusante, surtout une belle occasion de rencontrer quelques lectrices passionnées de vintage ! Dédicace particulière à Meg, qui m'a même fait l'honneur d'un billet sur son blog après m'avoir littéralement interviewée sur ma passion.

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Thursday, March 06, 2008

Haut-de-Gamme

Aux antipodes de mon billet précédent, mais au coeur du vintage de luxe, j'ai visité deux adresses qui ne laissent pas indifférent.

Honneur à la légendaire Anouschka, collectionneuse pionnière dont les appartements abritent pièces par milliers des années 1920 à 1990. Ce n'est pas à proprement parler une boutique mais plutôt un musée de grandes griffes (du Chanel 1955, du Jeanne Lanvin 1921, des derbys d'André Pérugia, mais aussi de magnifiques imprimés Yves-Saint-Laurent, du Cardin, du Courrèges... La liste n'en finirait pas, et c'est sans compter les vêtements sans marque mais particulièrement représentatifs de leur époque. Anouschka travaille avec stylistes et grandes têtes du monde, à la vente et la location, uniquement sur rendez-vous. Pour cette adresse très sélect, mieux vaut montrer patte blanche et disposer de solides revenus, la simple visite de curiosité n'étant pas forcément la bienvenue.

Autre adresse très discrète et chic, la boutique de Neila, rue du Mont-Thabor, est une ode à la Haute-Couture des années 1940 aux années 1960. Neila est une designer d'hôtels passionnée qui chine aux quatre coins du monde la crème de la mode passée. Côté people, elle est très amie avec Maria-Luisa, Bible des fashionistas à carte Gold aussi haute que leurs Manolo Blahnik, et Sofia Coppola est une habituée de son boudoir. L'accueil y est tout à fait charmant.

Neila, 28 rue du Mont-Thabor, 75 001 (01 42 96 88 70). Lun-sam 10h30-13h, 13h30-19h00 et sur rendez-vous hors de ces horaires pour les demandes exceptionnelles.

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Monday, March 03, 2008

Et cent posts plus tard...

En créant le blog Paris Vintage en juin 2006, puis en passant à une version plus professionnelle en février 2007 je n'imaginais pas que j'atteindrais les 10 000 visiteurs par mois !

Merci à vous !

Pour fêter mon centième post sur le blog, je vais revenir sur une adresse qui a mes faveurs : j'ai nommé Emmaüs.

Emmaüs est véritablement une alternative solidaire aux friperies, qui crée des emplois avec la récupération et la commercialisation de vêtements. Si vous pensez qu'on n'y trouve que des pièces cheap et en mauvais état, détrompez-vous : déjà, tous les vêtements sont nettoyés avant d'être vendus, ensuite, au fil des passages, il y a de très belles trouvailles à faire. Mais le vintage, me direz-vous ? Et bien, il y en a ! J'y ai par exemple déniché un sac Chanel aubergine à fermoir en python, et, très récemment, une veste Sixties d'un violet flamboyant pour un pur look Austin Powers ! Et puis je trouve en général qu'Emmaüs est un bon plan pour les basiques d'une garde-robe : des chemises, des jupes à n'en plus finir, dont certaines faciles à adapter pour un look rétro-chic, en le mélangeant avec du vintage authentique ou une pièce de créateur, pour un look tout aussi sympa que les chaînes de prêt-à-porter qui sont plus chères. Mes trouvailles cultes du moment : une paire de mocassins Accessoire Diffusion (en violet, encore, j'adore cette couleur) ; et une jupe longue très Fifties, couleur moutarde, qui souligne joliment les fesses comme aucune. Je les porte avec une chemise Zara assortie aux chaussures chinée à 4 euros, et hop, ça fait un look complet pour moins de 25 euros, qui dit mieux ?!

Vous trouverez toutes les adresses ici, en notant que celle de Saint-Mandé est la plus chic et chère, et que celle de la rue des Pyrénées a fermé.

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