Paris Vintage

Paris Vintage est un guide destiné à informer sur les adresses où trouver des vêtements et accessoires anciens (1870-1970).
Pour des informations supplémentaires et une version anglaise, achetez le livre Paris Vintage, éditions Parigramme. Disponible sur Amazon.
Tous les textes sont © Sarah de Haro, 2006-2009. Contact presse: parigramme.fr ; ou laissez un commentaire.

Thursday, February 28, 2008

Le Vintage et Internet

Acheter du Vintage sur Internet, est-ce vraiment possible ? En ce qui concerne les bagages, plusieurs sites, dont Le Monde du Voyage, Catherine b., et ma chouchoute Adrénaline permettent de se faire une idée du cours du Kelly, mais pas d'acheter en ligne.

Pour les vêtements, le seul site français (que je recommande) est celui de Bérénice, Mamz'Elle Swing, qui propose de la vente en ligne de vêtements des années 1930 à 1980 essentiellement, avec un fort accent sur les années 1940 et 1950.

Bien sûr, se pose la délicate question d'Ebay. Il est parfois possible de trouver des pièces intéressantes dans la section "Collections - Costumes, Vêtements d'époque", mais c'est extrêmement aléatoire, mieux vaut s'y connaître réellement. Les produits les plus remarquables sont souvent bien disputés, mais attention aux désillusions si les enchères montent trop haut. A fuir absolument, la section à proprement intitulée "vintage" du site, où s'affiche tout et n'importe quoi. Dans l'ensemble, Ebay ne permet pas de réaliser de trop bonnes affaires, il faut bien le dire. De plus, c'est un site à éviter à tout prix pour les bagages et sacs, tant il y a de contrefaçons.

Le cours du dollar étant au plus bas, il est tentant de partir à la pêche sur des sites américains. Il y en a de très nombreux, et il est très dur de s'y retrouver. Si les tarifs de certains sont proprement prohibitifs, j'en retiens un qui est extrêmement honnête et m'a été recommandé par plusieurs sources : Vintage Martini. Il fournit des réponses rapides et détaillées sur toute question, livre en Europe, et accepte le retour des pièces s'il y a un problème. Attention, je n'ai pas à ce jour réalisé de commande, donc je ne connais pas les délais de livraison, mais je juge le choix intéressant et les prix raisonnables. A suivre.

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Wednesday, February 27, 2008

Deux cavernes à explorer

Toujours attelée à peaufiner le livre, je parcours les dernières adresses pendant qu'il est encore temps. A ce titre, vous me pardonnerez bien de maudire un certain nombre de boutiques aux horaires aléatoires (ouverture annoncée à 11 h, toujours personne à 12 h30 par exemple, chez Chic Office, dont j'abandonne pour le moment l'idée de le lister), ou d'autres encore en vacances scolaires (L'Inconnue du 45, rue Lepic, réouverture le 11 mars). Mais heureusement, d'autres répondent présentes.

C'est ainsi que j'ai pu apprécié les deux niveaux reliés par un entresol de Come On Eileen, rue des Taillandiers. De l'extérieur, la boutique ne paie pas trop de mine et paraît toute petite, mais quelle surprise une fois passée la porte : un rez-de-chaussée et un immense sous-sol, très chargés de mille surprises. Les amatrices et amateurs de marques seront heureux d'y pêcher une veste YSL ou une robe Balmain, les afficionados du down look y trouveront des jeans, les fans des Seventies se régaleront de robes colorées. Certes, ce n'est pas une adresse où trouver des vêtements de collection antérieurs à 1960, et il faut bien parcourir les rayons, mais il y a de quoi attraper des coups de coeur. Dans l'ensemble les prix restent décents, avec tout de même quelques écarts pour des pièces un peu remarquables. Une bonne option pour le choix dans le genre fripes de luxe.

Je connaissais La Caverne à fripes de la rue Houdon pour son petit étalage à l'extérieur de pièces gentiment rétros, j'ai voulu avoir le coeur net en explorant son arrière salle, un sous-sol là encore. J'ai aimé l'état d'esprit et les prix sans prétention. Tout n'est pas vraiment ancien, les robes, jupes, manteaux de fourrure et autres vestes sont entassées à la limite du supportable, autant dire que c'est une adresse idéale pour celles et ceux qui apprécient de dénicher un petit modèle sympa en retournant les portants et en étant sûr de dépenser moins de trente euros. Et puis, la rue Houdon est une rue de jeunes créateurs comme Patricia Louizor, donc on peut assortir son astrakan à une jupe en feutrine pop pour un effet détonnant.

Come On Eileen, 16-18 rue des Taillandiers, 75 011 (01 43 38 12 11). M° Bastille. Ouvert lun-jeu 11h30-20h30, ven 11h30-19h30, dim 16-20h.

La Caverne à Fripes, 25 rue Houdon, 75 018 (01 42 52 61 65). M° Abbesses. Ouvert Lun-sam 13-20h.

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Monday, February 25, 2008

La boutique la plus chic de Paris

Falbalas n'est pas une simple boutique. Falbalas synthétise l'esprit du vintage, par un choix attentif du meilleur de la mode des années 1900 aux années 1960. Vous n'y trouverez pas des stocks de bottes 1970, ni des vieux cuirs et encore moins des jeans, mais en revanche, pour une robe bustier Schiaparelli, un tailleur début de siècle en parfait état, une robe New Look ou une rareté des Années Folles, il est vraiment difficile de trouver mieux.

Je suis particulièrement heureuse d'y avoir déniché ce week-end un manteau années 1940 intéressant par sa couleur et sa ligne :

Manteau Eisenberg and Sons

C'est un manteau américain, certes, mais d'une marque de Chicago assez renommée : Eisenberg and Sons, qui fut créé en 1914, et développa des vêtements, puis des bijoux.

Le manteau est de très belle qualité, en laine bordée de vison, à la doublure molletonnée impeccable. Il fait les épaules carrées typiques de l'époque et une très jolie taille, qui est soulignée à l'arrière par des coutures :

Dos

Bref, cela faisait bien longtemps que je n'avais mis les pieds aux Puces de Cligancourt et comme toujours je suis ravie du déplacement. Falbalas est un vrai musée à ciel ouvert qui est aussi idéal pour les stylistes et costumiers les plus pointus que les rétro-fétichistes amateurs de look extraordinaire, les modeuses en quête d'une petite jupe authentiquement années 50, les collectionneurs et les curieux.

Falbalas, Marché Dauphine, 140 rue des Rosiers, Saint-Ouen. M° Porte-de-Clignancourt.

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Saturday, February 23, 2008

Planète Vintage

Intéressante découverte à quelques mètres de Beaubourg : la friperie Planète 70 peut se targuer d'un beau stock au style varié et d'un vendeur accueillant. Ici les vêtements se conjuguent des années 1940 aux années 1970 (avec tout de même une prédominance des décennies les plus récentes, au vu des portants) pour des prix à largement faire rougir le voisin célèbre de la rue Tiquetonne (dont je n'ai d'ailleurs jamais vraiment parlé : Kiliwatch, pour ne pas le citer).

Chez Planète 70, vous pouvez repartir avec une robe de soirée bleue pétrole aux reflets changeants, une veste d'officier (armée à déterminer), un manteau fifties ou une paire d'escarpins, un cuir de motard, un pull à deux euros... Bref, les rayons sont chargés (et même parfois difficiles à parcourir), sur deux étages : au premier, vestes, jupes, pantalons, chaussures, robes, chemises... ; au sous-sol, des manteaux pour tous les genres et les sexes, du mouton retourné au pardessus de grand-père.

Il se murmure que les stylistes y feraient des stops, alertés des nouveaux arrivages, et que l'enseigne aurait en particulier fourni des pièces à Jean-Paul Gaultier ou Yohji Yamamoto, bref de bonnes références pour une option sympathique en plein centre de Paris.

Planète 70, 147 rue Saint-Martin, 75 003 (01 48 04 33 96). M° Rambuteau. Ouvert TlJ 12-19h30.



Plus récente, et quasi-phénomène de mode, La Boucherie est un fripier haut en hype mais sans prix prétentieux dans le quartier so fashion du Canal Saint-Martin. On peut rester un peu sceptique devant sa communication orchestrée via MySpace et sa légère confusion des échelles du vintage, mais la boutique est belle, bien fournie de pièces sur lesquelles craquer sans alerter sa banque (10 euros la jupe), avec du choix pour homme et pour femme. J'ai beaucoup aimé la déco et la façade qui pètent de couleurs et sortent de l'ordinaire, il y avait quelques pièces remarquables par leur qualité et leur coupe, bref, une belle adresse supplémentaire où chiner quand on est dans le quartier, avec des horaires d'ouverture extensifs et même des apéros-DJ réguliers.

La Boucherie, 31, rue Lucien Sampaix (01 42 39 95 57). à partir de 16 h. La Boucherie sur MySpace [NdR : qu'est-ce que le "faux" Paris Vintage ?]

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Tuesday, February 19, 2008

La veste en cuir idéale

J'y aurai mis du temps, mais je voulais trouver une vieille veste en cuir qui sorte de l'ordinaire. Mes recherches m'ont d'abord menée dans les friperies, puis Porte de Montreuil, et éventuellement chez Emmaüs. Infructueux : mauvaises coupes, mauvais cuir, les rayonnages pourtant très fournis de Guerrisol et autres soldeurs ne laissaient pas l'espoir de trouver la perle rare, pour laquelle je ne comptais pas non plus trop investir. C'est finalement chez Mamie que j'ai trouvé mon bonheur : un trench court (ou un caban ceinturé ?), à la carrure étroite soulignée d'épaulettes, boutons dorés patinés par l'âge. Aucun indice quant à son âge, je dirais trente-quarante ans, et une petite étiquette "Prestige de Paris" qui ajoute à son charme. Bon, il faut complètement revoir la doublure et le cuir est un peu fatigué, mais il a un charme fou avec un pantalon et son prix était très raisonnable.

Au final, il est idéal pour un petit look militaire, ou une allure de Garçonne contemporaine. J'adore.

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42 000 euros


42 000 euros, c'est le prix de l'adjudication de la robe Mélodie (1912, ci-dessus), lors de la grande vente organisée par la maison Beaussant-Lefèvre le 14 février 2008, soit 51 043 euros avec les frais. J'avais particulièrement apprécié ce modèle lors de l'exposition qui a précédé les enchères, elle aura donc réalisé le second plus haut résultat de l'adjudication.

La vente s'est conclue sur un total de 738 222 euros, avec comme record la vente d'un manteau de lainage écru à bandes brunes pour 80 000 euros (97 224 euros avec les frais).

Marchands, collectionneurs et musées étaient au rendez-vous, mais les records de 2005 n'ont pas été battus.

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Friday, February 15, 2008

Un Poilu bien équipé

[Post édité le 18 février]

La curiosité me piquait : à découvrir les pages des Associations de reconstitution de la Première et la Seconde guerre mondiale, les Forums très animés où se discutent la petite et la grande Histoire, à voir littéralement défiler les uniformes, il fallait bien que j'aille par moi-même observer de plus près une échoppe spécialisée.

Je connaissais déjà Doursoux, dont, mes jours impairs, j'apprécie le confort de rangers. Doursoux réalise également des répliques d'uniformes de la Seconde guerre mondiale. Selon les dires de la très sympathique association Casque et Rouge à Lèvres (un petit site sur la place des combattantes américaines dans la Seconde Guerre mondiale), les reproductions de Doursoux sont très correctes, et disponibles pour des prix raisonnables. Par exemple, 110 euros la veste Women's Army Corps (WAC).

Le Quinzième arrondissement n'est pas qu'un bout du monde, mais semble l'épicentre d'un bon shopping rétro-militaire. En effet, à quelques centaines de mètres de Doursoux, dans une petite rue qui donne sur la rue de Vaugirard, vous trouverez Le Poilu, magasin dédié aux uniformes et équipements des Alliés des deux guerres mondiales depuis vingt-cinq ans. C'est une boutique de taille moyenne qui offre un bon stock de vêtements de tous genres, dont un rayon de tenues féminines. J'ai eu le coup de cœur pour un ensemble bleu-gris du Home Service de l'American Red Cross, tailleur et manteau, qui date de la Seconde Guerre mondiale : j'ai pu en vérifier toute l'authenticité et la nature sur Blitzkrieg Baby. Si Le choix de modèles féminins est restreint, en revanche les rayonnages Homme sont bien fournis, avec entre autres de très nombreux manteaux épais et lourds de toutes époques. Bien sûr, tous les modèles représentés, originaux, se monnayent plus cher que des reproductions, avec des prix qui vont de 10 à plusieurs centaines d'euros. En tout cas, je suis heureuse d'avoir déniché cette adresse qui complète quelque peu ma tentative d'établir un panorama du vintage.


Doursoux, 3 passage Alexandre, 75 015 (01 43 27 00 97). M° Pasteur ou Montparnasse. Ouvert lun-sam 10-19h30.

Le Poilu : 18, rue Emile Duclaux, 75 015 (01 43 06 77 32). M° Pasteur. Ouvert lun-sam 9-12h et 14-19h.

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Thursday, February 14, 2008

Militaria, un résumé

[Post complété le 16 février]

Dans mes recherches sur le Vintage, il est un domaine où je n'avais pas trop enquêté jusqu'à ce jour : les militaria. Pourtant, parmi les amateurs de vintage, il se compte quelques afficionados de la reconstitution des conflits mondiaux, qui se retrouvent en particulier lors des grandes dates anniversaire des batailles (la Marne, le débarquement...) pour des parades en uniforme et véhicule d'époque.

Les Militaria désignent tout artefact qui témoigne de l'activité militaire de l'homme : les insignes, les uniformes, les coiffures, les armes (désactivées) , mais aussi les photos, les cartes, les correspondances. Les deux périodes les plus appréciées en sont 1914/18 et 1939/45.

Evidemment, cela implique tous les belligérants. Dans le cas de la Seconde Guerre mondiale, on trouve ainsi un immense marché de souvenirs du IIIe Reich, qui sont parmi les plus côtés du genre. Apparemment, ce marché est légal, car dans des petites annonces françaises on trouve des accessoires des Waffen SS. Aux Etats-Unis où le marché est sans limité, malheureusement, même les tenues de déportés se monnayent, et très cher.

Le domaine des militaria, donc, est un domaine sensible et me met dans l'embarras. Ce n'est pas le travail de Paris Vintage de juger, mais je n'ai pas non plus le souhait de promouvoir des sites faisant l'article d'accessoires de régimes ayant commis des crimes contre l'humanité.

Je préfère donc ne mettre de lien vers aucun site marchand de militaria, vous laissant chercher les mots-clefs sous Google pour vous faire un jugement.

J'ai néanmoins trouvé le site très intéressant Blitzkrieg Baby, qui répertorie les uniformes féminins des Alliés de la Seconde Guerre mondiale : Women's Army Corps, American Red Cross, Army Nurses Corps, Women Airforce Service Pilots, etc., et donne des conseils pour se lancer dans des reconstitutions (et même un guide pour masquer les petits trous de mites d'un uniforme !)

Ce site, avec d'autres, participe à l'initiative dite WWII Living History Agreement, par une Déclaration de dissociation vis-à-vis des représentations de symboles nazis et associations pro-nazies. Les participants s'engagent en particulier à organiser des reconstitutions sans utilisation de la Croix Gammée et des emblèmes des différentes entités du NSDAP, pour éviter toute confusion et banalisation. La bannière vous emmènera vers la liste des participants et le texte complet.



Enfin, je tiens à signaler les deux boutiques sérieuses qui se trouvent sur Paris :

Doursoux, très connu, est 3 passage Alexandre, 75 015 (01 43 27 00 97). M° Pasteur ou Montparnasse. Pour de bonnes reproductions d'artefacts de la Seconde Guerre mondiale, principalement américains et français.

Pour des pièces de collection, il y a Le Poilu : 18, rue Emile Duclaux, 75 015 (01 43 06 77 32). M° Pasteur.

Note du 15 février : je me suis déplacée ce matin auprès des deux boutiques. Voir post suivant.

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Tuesday, February 12, 2008

Les secrets de Paris Vintage

Je le savais, je le vérifie : écrire un guide est un exercice épuisant. Non, je ne parle pas de ce blog, que j'alimente au gré de mes envies, mais du livre que je dois finir, là, dans quelques jours, autant dire quelques heures, pour qu'il sorte au printemps : plus de cent adresses disséquées, passées au crible de la critique, en français et en anglais, plus une bibliographie de sites Internet et livres intéressants, ça donne du travail. A vrai dire, ça donne tellement de travail qu'en plus de ma recherche d'emploi (qui se porte bien), je n'avais plus beaucoup de temps pour alimenter mon blog. Je répare, peu à peu, en reprenant le fil de l'agenda du vintage et des bonnes trouvailles à faire.

Par exemple, vous serez peut-être heureux d'apprendre que la belle boutique Fuschia Dentelles fait des soldes, une pratique assez rare dans le milieu vintage pour le signaler.

C'est toujours un grand moment de grâce que de rendre visite à Brigitte, de Vintage Clothing Paris, et elle proposait vendredi dernier une somptueuse robe 1940 (230 euros) ainsi qu'une Yves-Saint-Laurent en drapé pourpre du meilleur effet. Avis aux malines, il se murmure que le meilleur moment pour lui rendre visite serait le jeudi en début d'après-midi, car c'est là qu'elle déballe ses arrivages de la semaine : d'ailleurs les plus grands professionnels ne s'y trompent pas et viennent y faire leur shopping.

Enfin, j'ai remarqué hier un manteau Christian Dior (époque indéterminée, peut-être Sixties) à 250 euros chez Rag (83 rue Saint-Martin, 75 004, M° Hôtel-de-Ville). Rag reste un fripier où faire des trouvailles, entre bottes à 30 euros et pulls en cachemire à 15 euros.

Voilà quelques bons plans glanés alors que j'apporte la dernière touche à mon livre. Promis, il y en aura des dizaines d'autres, sur papier comme sur le Web !

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Sunday, February 10, 2008

Poiret Superstar

Complément de l'agenda de mon post précédent, je ne peux m'empêcher de relayer l'information publiée par Géraldine sur son excellent blog Café Mode : une vente d'effets de Denise Boulet-Poiret se tient à Drouot le 14 février. C'est la maison Beaussant-Lefebvre qui l'organise, et tous les vêtements proviennent de la famille Poiret, plus précisèment la collection de son fils Colin.



Le modèle Marrakech, estimé à 1500-2000 euros. Un modèle similaire est présenté actuellement dans l'exposition Histoires de Mode aux Arts-décoratifs.

La vente compte 123 lots. Outre les vêtements de Denise Poiret, elle comporte des vêtements d'enfant et des toiles réalisées par Paul Poiret. Le catalogue complet est disponible sur le site de Beaussant-Lefebvre.

Surtout, une exposition des vêtements se tient le 13 février de 11 à 18h, salle 9, à Drouot. Une belle occasion d'apprécier des raretés magnifiques, à défaut de pouvoir les acheter : même si les estimations semblent presque accessibles, il faut se souvenir que lors de la vente de 2005 consacrée à une autre partie des effets de Denise Poiret, certains lots se sont envolés jusqu'à plus de 100 000 euros, dont le record mondial pour une paire de souliers, réalisée par le célèbre bottier Perrugia : 40 912 euros !

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Agenda du Vintage

J'ai quelque peu fait l'impasse sur le Salon du Vintage qui se tient depuis vendredi et jusqu'à ce soir rue de Richelieu (métro Bourse). L'initiative est louable, mais j'ai quelques réserves personnelles sur le sérieux de l'organisation : par exemple, la présence de Kiliwatch, qui est au Vintage ce qu'H&M est à la Haute-Couture.

Un autre salon se tiendra sur le Parvis de la Défense du 21 au 26 avril. Ce sera cette fois l'oeuvre des organisateurs des grandes brocantes de la Bastille. Plus d'informations, Ici.

La septième édition du Marché de la Mode Vintage se déroulera le 17 mai à Lyon, autour d'une thématique Sixties. Avis aux Lyonnais(es) : un concours littéraire, La Petite nouvelle de mode, est organisé à cette occasion. Didier Ludot parraine l'événement.

Sympathique et sans prétention, le prochain vide-grenier rétro-vintage de l'association Fifties Sound se tient le 17 février. Comme toujours, c'est au 11 Cour Debille, 75 011, M° Voltaire, de 10 à 21h, avec un concert à 17h.

Du côté des expositions, un mois de sursis pour aller admirer robes Poiret et souliers de bal au Musée Galliera (initialement, l'exposition devait se terminer le 29 février, mais elle est prolongée grâce à son succès jusqu'à fin mars). "Les Années Folles" présentent en trois salles un magnifique tour d'horizon de la mode de 1919 à 1929. Du dancing aux vitrines de la grande exposition Art-déco de 1925, les vitrines offrent un regard intelligent et élégant sur la révolution connue par la mode en dix ans : ligne taille basse, avénement du sport et des loisirs, féminisme des Garçonnes ou robes de style, rien ne manque au parcours. A noter que parallèllement à l'exposition un cycle de films, "Le cinéma des années 1920, Corps et décors", se tient depuis vendredi et jusqu'au 24 février au Musée d'Orsay, autour de trente courts et longs métrages.

Au Musée de la Mode et du Textile, Christian Lacroix écrit ses "Histoires de mode" jusqu'au 20 avril. Il a puisé dans les fonds du musée (quelques 86 000 pièces !) pour construire une muséographie thématique (le blanc, la couleur, les pois, les rayures, l'historicisme...) qui met en vis-à-vis des pièces emblématiques et ses réalisations Haute-Couture. Une magnifique occasion de se plonger dans la petite et la grande histoire de la couture du XIXe siècle à nos jours. A noter que pour la nocturne du 14 février (de 18 à 21 h), le Musée offre une seconde place pour toute place achetée. On pourrait croire que c'est fait exprès pour la St-Valentin, mais non, c'est ainsi une fois par trimestre !

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Monday, February 04, 2008

Mais que sont devenues les Puces de Montreuil ?

A force d'en entendre dire du mal, il fallait tout de même que j'aille vérifier par moi-même ce qu'il en était du Vintage aux Puces de Montreuil. Je m'attendais au pire, le résultat est mitigé. Point positif, il est encore possible (mais pour combien de temps ?) de dénicher quelques petites pièces curieuses dans ces Puces désormais essentiellement dédiées à des produits neufs. Au bord de la Place de la Porte-de-Montreuil, quelques stands résistent tant bien que mal à la médiocrité ambiante. Parmi eux, Anoushka (non, pas la fameuse collectionneuse) propose des robes pop et quelques anciennetés. A ses côtés, le stand de Nadine est bien fourni, mais un peu trop cher à mon goût pour le standing du quartier : les jupes 1900 côtoient un pantalon Prada, mais l'inflation est de mise. A quelques mètres, une pied-noir Tunisienne haute en couleurs mélange tenues ethniques et visites 1880 à des tarifs plus raisonnables, aux côtés d'un stand de linge ancien classique d'une assez bonne tenue.

Et c'est à peu près tout ! Sauf jour de chance, je n'ai pas l'impression qu'il y ait de très belles pièces à dénicher, et encore moins d'affaires à faire. Au fond des Puces vers Bagnolet, isolé entre quincaillerie et brocante fatiguée, j'ai aussi repéré un stand qui proposait une veste Vuitton : le prototype était tout de même "offert" à 400 euros, 350 au mieux ! Si la veste était vendue dans un dépôt-vente chic de la Rive Gauche, le prix ne m'aurait pas étonné ; mais au bord d'un trottoir, sans cabine d'essayage et miroir en pied, c'est tout de même regrettable.

Enfin, le panorama ne serait pas complet sans évoquer les marchands de cuirs. Les prix sont décents, mais la qualité fait défaut. Ne restent pour se consoler que les quelques marchands de stocks militaires, où s'offrir des chaussettes Waterproof pour 3 euros, un sac-à-dos hérité du service militaire de Papa en Allemagne pour quinze euros, ou un petit pull aux coudes renforcés pour dix euros.

Vous en conviendrez, le bilan est maigre.

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Un nouveau site à suivre

La boutique Adrénaline, dont j'ai auparavant loué toute la splendeur et l'amabilité, vient d'ouvrir son site Internet. A remarquer, une très jolie présentation de modèles luxueux, tant pour la partie contemporaine (avec par exemple un magnifique blouson YSL) que pour le vintage (un vanity Louis Vuitton, des robes Léonard). Ne manque plus que la possibilité d'acheter en ligne.

En attendant, ne manquez pas de visiter ou revisiter la boutique.

Adrénaline, 30 rue Racine, 75 006. (01 44 27 09 05). M° Odéon. Ouvert lun-sam 11-19h.

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